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Leçons pour les nouveaux convertis
Par Aymeric BIMONT

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1 - LE PECHE
Frères et sœurs, voyons d’abord la question du péché. Toute l’histoire du chrétien commence là : le péché dont il a été sauvé par le sacrifice de Jésus-Christ. Qu’est-ce que le péché ? Voyons ce qu’en disent les Ecritures : 1 Jean 3.4 : « Quiconque commet le péché, commet aussi une violation de la loi, et le péché, c’est la violation de la loi. » 1 Corinthiens 15.56 : « L’aiguillon de la mort, c’est le péché ; et la puissance du péché, c’est la loi. » Le péché est inimitié contre Dieu. C’est tout ce qui va contre Dieu, ce qui est anti-Dieu. La Bible dit que le Seigneur a placé en nos cœur une loi, une loi spirituelle, qui est pour nous une conscience nous reprenant lorsque nous commettons le péché. Chacun et chacune d’entre vous avez cette conscience, cette loi au fond du cœur, qui vous reprend lorsque vous agissez mal. La loi que Dieu donna à Moïse à l’époque de l’Exode, est une retranscription de la loi qui est dans nos cœurs depuis même avant notre naissance et la création du monde. Quiconque va contre cette loi de Dieu, contre ce poteau indicateur que Dieu nous a donné, commet le péché, car il agit contre Dieu, que ce soit en pensées ou en actes. En résumé, le péché est tout ce qui ne vient pas de Dieu. Quelle est la conséquence du péché ? Ephésiens 2.1 : « Pour vous, vous étiez morts par vos fautes et par vos péchés dans lesquels vous marchiez autrefois selon le cours de ce monde, selon le prince de la puissance de l’air, cet esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion. » 1 Corinthiens 15.56 : « L’aiguillon de la mort, c’est le péché » La Parole de Dieu est claire : le péché mène à la mort. Quiconque commet le péché est condamné à mort, car la vie réside en Dieu, et celui qui va contre Dieu va contre la vie, c’est-à-dire qu’il est mort. Qui est pécheur ? Nous sommes tous pécheurs. Romains 3.23 : « Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu ». Nous avons hérité une nature pécheresse depuis Adam et Eve, et cela de génération en génération, car le péché est entré en l’homme et dans son corps. Psaume 51.7 : « Voici : je suis né dans la faute, et ma mère m’a conçu dans le péché. » Nous avons tous pratiqué le péché à cause de cet héritage maudit, et nous sommes tous des enfants de perdition dès notre naissance. 1 Jean 3.8 : « Celui qui commet le péché est du diable, car le diable pèche dès le commencement. Le Fils de Dieu est apparu, afin de détruire les œuvres du diable. » En résumé, aucun homme ne peut prétendre n’avoir jamais péché. Aucun homme ne peut non plus se sauver lui-même de la mort qu’engendre le péché, car tous sont privés de la gloire de Dieu, aucun homme n’a de lui-même la justice et la puissance nécessaire pour échapper à la mort. Le péché est un état. Je voudrais rectifier une erreur souvent commise sur la notion de ce qu’est le péché. Les péchés sont des transgressions de la loi de Dieu, ce sont des actes ou des pensées mauvais, issus du mal. Mais LE péché est un état. Si vous regardez un arbre fruitier, vous voyez l’arbre et les fruits qu’il donne… Par exemple un pommier donne des pommes, et un oranger des oranges. Le péché est un arbre qui produit plusieurs fruits appelés eux-mêmes péchés… Il y a le péché de jalousie, celui de violence, celui de convoitise, celui d’adultère, celui d’amertume, etc… ce sont là des fruits. Ce sont des péchés. Mais ils viennent tous d’un même arbre. Ce ne sont que les fruits d’un arbre : le péché en tant qu’état d’un esprit corrompu. Le but de Dieu dans vos vies n’est pas de supprimer tel ou tel fruit, il est de supprimer l’arbre qui produit ces fruits. Si quelqu’un est dominé par le péché de convoitise, il ne voit que ce fruit qui encombre sa vue et demande à Dieu de l’en délivrer. Or Dieu ne cherche pas à délivrer d’un péché en particulier, mais DU péché en général. C’est une délivrance totale et complète que nous offre le Seigneur, non pas une délivrance partielle et progressive. C’est une erreur très fréquente de croire que le Seigneur nous délivre pas à pas de nos différents péchés, nous appelons alors cela la sanctification en pensant que nous devenons de plus en plus saints au fur et à mesure de notre progression. C’est une idée fausse. L’œuvre de Dieu est absolue, complète et définitive. Nous avons seulement besoin de le découvrir, que cela nous soit révélé. Ainsi Jésus a pu dire sur la croix : « Tout est accompli ». Tout est accompli. Le péché est mort une fois pour toutes, et les fruits qui perdurent dans la vie de beaucoup de chrétiens sont des leurres de l’adversaire, qui n’ont de pouvoir sur nous que parce que nous croyons à ces leurres. Nous verrons cela plus tard. Nous sommes donc tous pécheurs et condamnés à la mort. Afin de nous sortir de cette situation, il ne restait à Dieu qu’une solution : que le péché qui nous condamnait à mort soit lui-même tué, afin que nous ne soyons plus sous son joug, et que, la mort n’existant plus, nous recevions à nouveau la vie. Lorsque quelqu’un est tué, il ne peut plus bouger, ni agir, ni faire quoi que ce soit. Il en va de même avec le péché : s’il est supprimé, il ne peut plus mener qui que ce soit vers la mort, ni avoir de puissance dans une vie. Ainsi la vie peut nous être rendue. Dieu nous aime et veut nous sauver. Jean 3.16 : « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle. » Sa miséricorde est une conséquence de son amour. Mais Dieu est aussi Justice, et sa justice doit s’exercer contre le péché qui a été commis. Pour que sa justice s’exerce et que nous soyons aussi sauvés, Il a choisi une victime expiatoire sur qui a pesé le poids de tout notre péché, et cette victime expiatoire a été sacrifiée à notre place pour que la justice de Dieu s’exerce contre le péché, mais que nous ayons la vie sauve. Pour victime expiatoire, Dieu n’accepte qu’un agneau pur et sans tâche, auquel la main de l’homme n’a pas touché. C’est encore une grâce de Dieu : tout provient de Lui, et l’homme n’a de mérite en rien dans son salut. Ce n’est pas lui qui offre à Dieu une victime expiatoire pour le salut de ses péchés, mais c’est Dieu Lui-même qui offre cet agneau, le salut ne provient que de Lui. Tout est don et grâce de Dieu. Dans la Genèse, Caïn et Abel étaient frères, tous deux fils d’Adam et Eve. Ils offrirent tous les deux un sacrifice à l’Eternel, pour le pardon de leurs péchés, conformément à l’ordre divin qui voulait que l’homme pécheur offre une victime expiatoire pour être sauvé de la mort qu’imposait la justice de Dieu. Hébreux 9.22 : « Selon la loi, presque tout est purifié avec du sang ; et sans effusion de sang, il n’y a pas de pardon. ». Abel sacrifia à Dieu un agneau, une victime naturelle, issue de Dieu, créée par Dieu, et cela fut agréable au Seigneur. Caïn sacrifia des produits de la terre, issus de son travail d’homme : une victime expiatoire artificielle, non issue de Dieu, et touchée par la main impure d’un homme. Ce sacrifice ne pouvait pas être agréé par le Seigneur. Ainsi tous les Juifs pendant la période l’Ancienne Alliance devaient sacrifier à l’Eternel un agneau pur et sans tâche, pour le pardon de leurs péchés. Car le salut ne provenait pas de l’homme ni de son travail, ni de son mérite, ni de ses œuvres, mais uniquement de la création même de Dieu. Ephésiens 2.8-9 : « C’est par la grâce en effet que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est un don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. » C’est pour cela que Dieu s’est choisi un Agneau pur et sans tâche comme victime expiatoire pour l’humanité : Jésus son Fils, qui était pur et n’avait jamais connu le péché. 2 Corinthiens 5.21 : « Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu. » 1 timothée 1.15 : « C’est une parole certaine et digne d’être entièrement reçue, que le Christ-Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs, dont je suis, moi, le premier. » Nous notons dans ce texte que Jésus a été fait péché. Non pas qu’Il a seulement porté nos péchés, mais qu’Il a été fait Lui-même péché. Il n’a pas seulement porté les fruits de l’arbre du péché, mais Il a été fait Lui-même cet arbre, afin qu’en étant mis à mort, l’arbre soit mis à mort, et avec lui tous les mauvais fruits qu’il portait… Si vous cueillez une orange dans un oranger, et que vous la détruisez, le fruit est mort, mais l’arbre en donnera de nouveaux plus tard n’est-ce pas ? Maintenant détruisez l’arbre lui-même… Peut-il à nouveau pousser et donner du fruit ? Non. Ainsi Jésus n’a pas simplement supprimé des péchés, des choses mauvaises, mais est devenu le péché afin que l’arbre et les fruits soient ensemble mis à mort. Nous pouvons donc dire que, dès lors que nous sommes dans un esprit de repentance, et que nous avons cru au sacrifice de Jésus, que nous avons accepté son pardon et pris le baptème en son Nom, tous nos péchés passés, présents et futurs sont pardonnés. Car ce n’est pas un nombre précis de péchés commis par l’humanité que le Seigneur Jésus a mis à mort, mais c’est la nature même du péché qu’Il a supprimé. Il a coupé l’arbre à ses racines… 1 Pierre 2.24 : « lui qui a porté nos péchés en son corps sur le bois, afin que, morts à nos péchés, nous vivions pour la justice ; lui dont la meurtrissure vous a guéris. » Ephésiens 2.4 : « Mais Dieu est riche en miséricorde et, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts par nos fautes, il nous a rendus à la vie avec le Christ – c’est par grâce que vous êtes sauvés – il nous a ressuscités ensemble et fait asseoir ensemble dans les lieux célestes en Christ-Jésus. » Nous verrons dans le chapitre prochain qui concerne le sacrifice et le sang de Jésus, plus amplement et en détails l’œuvre parfaite accomplie par ce sacrifice et ce qu’il signifie. Je m’en tiens pour l’instant à la question du péché. Voyons à ce propos une dernière chose : le péché contre le Saint-Esprit. Il est le seul péché qui ne puisse être pardonné. Voyons pourquoi et ce qu’est ce péché. Matthieu 12.32 : « C’est pourquoi je vous dis : Tout péché et tout blasphème seront pardonnés aux hommes, mais le blasphème contre l’Esprit ne sera point pardonné. » Dans son contexte, le verset cite une parole de Jésus à l’encontre des chefs religieux des Juifs, qui savaient profondément en leur cœur que Jésus disait la vérité, et qu’il était issu de Dieu, mais qui préféraient nier cela et accuser le Fils de Dieu d’être un serviteur de Satan, à cause de leur orgueil et de leur soif de pouvoir. Ils accusaient donc Dieu d’être Lui-même le diable, en sachant très bien ce qu’ils faisaient. Cela ne peut être pardonné, car en faisant cela, un homme retire pour lui-même la possibilité d’être sauvé par le sacrifice de Jésus. En effet, il refuse l’œuvre de Jésus pour sa vie, et plus encore : il déclare que ce sacrifice est un acte diabolique et que Dieu Lui-même est son propre adversaire. C’est un blasphème qui ôte toute possibilité de salut pour un tel homme, et qui ne peut pas trouver de pardon. C’est le péché ultime. Jésus ne peut mourir deux fois pour cela… C’est pourquoi il est écrit : 1 Jean 5.16 : « Si quelqu’un voit son frère commettre un péché qui ne mène pas à la mort, qu’il prie, et Dieu lui donnera la vie ; il s’agit de ceux qui commettent un péché qui ne mène pas à la mort. Il y a un péché qui mène à la mort, ce n’est pas pour ce péché-là que je dis de prier. » Vous savez maintenant clairement ce qu’est le péché, ce à quoi il mène et comment Dieu l’a mis à mort par Jésus-Christ. Le péché n’a plus de pouvoir ni de puissance car il est mort en Jésus-Christ, et nous-mêmes avons été amenés à une nouvelle vie, exempte de la pratique du péché car celui-ci n’a plus de puissance sur nous. Priez que Dieu vous révèle cela pleinement, afin que vous découvriez dans votre vie que le péché n’a plus à exercer de puissance ni de domination sur vous. Que Dieu vous le révèle en Jésus-Christ. Amen.
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