Leçons pour les nouveaux convertis

Par  Aymeric BIMONT

 

4- LE BAPTEME DANS LE SAINT-ESPRIT

Lors de notre précédente leçon sur le baptême par immersion au Nom de Jésus-Christ, nous avons défini le sens premier et littéral du mot baptême. Pour rappel, ce mot vient du grec baptizein, qui signifie : plonger, immerger.

Pour comprendre tout le sens de ce mot et son origine, il faut savoir qu’il était utilisé aux temps anciens dans le domaine de la teinturerie. En effet, lorsqu’un teinturier voulait attribuer à un tissu une couleur précise, il plongeait alors ce tissu dans la teinture, la couleur correspondante. Il plongeait ce tissu entièrement, l’immergeait dans la teinture et l’y laissait tremper un moment, jusqu’à ce que le tissu s’imprègne complètement de la couleur. Lorsque le teinturier ressortait le tissu, celui-ci avait intégralement adopté la teinture, il était lui-même devenu la couleur ! Chaque fibre, jusqu’au cœur même du tissu, était absolument imprégnée de la teinture. Le tissu et la couleur ne faisaient plus qu’un !

C’est ce que l’on appelait baptizein, baptizo, baptême.

Nous savons maintenant en quoi consiste un baptême : c’est une immersion, mais plus encore, une imprégnation ! C’est une fusion, un mariage entre deux corps, deux choses différentes qui, lorsque le processus est achevé, ne font plus qu’un !

C’est bien de cela qu’il s’agit, lorsqu’on parle du second baptême que doit connaître le nouveau chrétien, le baptême d’Esprit Saint et de feu ! Nous disions que le baptême par immersion au Nom de Jésus, marquait notre salut personnel et individuel, par l’acceptation de Jésus-Christ comme notre Sauveur.

Un second baptême

Hébreux 6.1-2 : « C’est pourquoi, laissant l’enseignement élémentaire de la parole du Christ, tendons vers la perfection, sans poser de nouveau le fondement : repentance des œuvres mortes, foi en Dieu, doctrine des baptêmes, imposition des mains, résurrection des morts et jugement éternel. »

Il y a plusieurs baptêmes. Le premier est le baptême par immersion au Nom de Jésus. Le second est le baptême dans le Saint-Esprit : il s’agit d’un baptême à part entière, différent de l’autre et bien distinct de l’autre. Etre baptisé de l’un ne signifie pas être baptisé de l’autre, ils sont dissociés. Nous devons passer par les deux.

Le Plan de Dieu est grand. Nous développerons davantage dans la prochaine leçon sur le Corps de Christ, comment et pourquoi Dieu a formé un Corps à travers l’Eglise et ses différents membres. Cependant il nous est nécessaire d’en parler dès maintenant. Jésus disait aux premiers disciples, en Jean 16.7 : « Cependant je vous dis la vérité : il vous est avantageux que je m'en aille, car si je ne m'en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous ; mais, si je m'en vais, je vous l'enverrai. »

Jésus prophétisait à ce moment la venue du Paraclet, Celui qui console, le Consolateur. C’est-à-dire Celui qui allait être là lorsque Christ-homme s’en irait de cette terre. Le Plan de Dieu était que Jésus soit le Premier d’un grand nombre de frères :

Matthieu 8.29 : « Car ceux qu'il a connus d'avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l'image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères. »

Le Plan de Dieu pour l’homme ne s’arrête pas au salut. Le salut est une solution gratuite, un don de Dieu en conséquence du péché, parce que Dieu est Amour et veut redonner à l’homme l’opportunité de rentrer dans sa destinée première. Le salut n’est qu’un départ. Le Plan de Dieu pour l’homme est que celui-ci soit membre de l’Eglise, un Corps spirituel qui est l’Epouse de Jésus-Christ ! Le Plan de Dieu est que nous régnions avec Jésus-Christ, en tant qu’Epouse de son Fils ! Nous sommes donc destinés à ne faire qu’un avec Jésus, nous l’Eglise. Pour cela, il faut faire partie intégrante d’un Corps spirituel. Cela se passe donc en esprit. Et secondement, nous ne pouvons pas entrer dans ces réalités en n’ayant pour nous que notre propre esprit humain. Nous sommes incapables de vivre par nous-mêmes tout ce que le Christ a vécu, et d’acquérir la victoire obtenue à la croix, sur le péché, par nos propres forces et nos propres capacités. Nous ne pouvons être rendus semblables à l’image de Christ ( qui est Esprit ) qu’en étant animés de ce même Esprit ! Nous avons besoin de l’Esprit de Dieu, de l’Esprit même de Jésus ! Nous sommes le Corps de Jésus sur cette terre, mais un corps est dirigé par une tête et par un esprit. Jésus-Christ est la Tête, et nous devons recevoir son Esprit, chacun de nous personnellement, afin d’être dirigés par Lui et d’entrer dans la réalité spirituelle que Dieu veut pour nous.

C’est pourquoi il est écrit :

Jean 3.5-6 : « Jésus répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d'eau et d'Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l'Esprit est esprit. »

Le salut n’atteint son réel objectif que si vous recevez le Saint-Esprit de Dieu, et que vous vous soumettez à son joug. Dans le cas contraire, vous ne pouvez pas vivre une vie véritable de chrétien. Matthieu 11.29-30 : « Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger ».

Jésus nous a donc fait la promesse de ce don, ce baptême d’Esprit Saint et de feu :

Luc 24.49 : « Et voici : j’enverrai sur vous ce que mon Père a promis mais vous, restez dans la ville, jusqu’à ce que vous soyez revêtus de la puissance d’en haut. »

Actes 1.4-5 : « Comme il se trouvait avec eux, il leur recommanda de ne pas s’éloigner de Jérusalem, mais d’attendre la promesse du Père dont, leur dit-il, vous m’avez entendu parler ; car Jean a baptisé d’eau, mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisés d’Esprit Saint. »

Actes 1.8 : « Mais vous recevrez une puissance, celle du Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre. »

Jean 15.26 : « Quand sera venu le Consolateur que je vous enverrai de la part du Père, l’Esprit de vérité qui provient du Père, il rendra témoignage de moi, et vous aussi, vous me rendrez témoignage, parce que vous êtes avec moi depuis le commencement. »

Un baptême d’Esprit Saint et de feu

Matthieu 3.11 : « Moi, je vous baptise dans l’eau, en vue de la repentance, mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne mérite pas de porter ses sandales. Lui vous baptisera d’Esprit Saint et de feu. »

Jean annonce de quel type de baptême il s’agit : un baptême d’Esprit Saint et de feu. Ces paroles sont reprises plus tard par Jésus, avec les mêmes mots : « d’Esprit  Saint et de feu ». Il ne faut pas réduire ce baptême à celui du Saint-Esprit seulement, ou à celui du feu divin seulement. Ce sont les deux, indissociables, inséparables. C’est un baptême caractérisé par l’Esprit Saint et par le feu divin.

a)      le feu

Le baptême par immersion au Nom de Jésus est associé à l’eau. L’eau est le symbole de la purification. Le sang est le symbole de la vie, et nous le prenons lors de la sainte cène. En ce qui concerne le Saint Esprit de Dieu, Il est caractérisé par le feu.

Le premier baptême est un baptême de purification des péchés. Le baptême d’Esprit Saint est un baptême de feu !

Le feu est le symbole de ce qui consume, brûle et rend pur. Il brûle tout ce qui est périssable ( œuvres mortes et nature charnelle qui ne sont que bois, chaume et paille ). Tout ce qui est de l’ancienne vie doit passer par le feu. Etre purifié des péchés ne suffit pas, il faut que le vieil homme, qui est toujours là, disparaisse. C’est le rôle du feu et du Saint-Esprit : brûler, sanctifier. Lorsque vous voulez ôter les scories d’un métal précieux, vous devez le faire passer par le feu dans un creuset : les scories se séparent alors du métal.

Luc 3.16 : « Moi, je vous baptise d’eau, mais il vient, celui qui est plus puissant que moi, et je ne mérite pas de délier la courroie de ses sandales. Lui, il vous baptisera d’Esprit Saint et de feu. »

b)     le Saint-Esprit

Actes 1.5 : « Jean a baptisé d’eau, mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisés d’Esprit Saint. »

Nous recevons donc en nous-mêmes un Esprit, et cet Esprit est Saint. Le baptême d’Esprit Saint signifie que nous ne sommes plus seul en nous-mêmes ! Nous avons désormais un deuxième Esprit qui vient habiter en nous. Nous sommes composés d’un corps, d’une âme et d’un esprit, chaque homme et femme ayant son propre esprit. Certains reçoivent en eux des esprits supplémentaires, démons et esprits de sorciers principalement. Ils sont plusieurs dans un seul corps. Nous, nous recevons un Esprit en nous, mais c’est un Esprit Saint : celui de Dieu, car seul Dieu possède l’Esprit Saint.

Le baptême dans le Saint-Esprit est donc l’accomplissement de cette parole de Jésus :

Jean 14.23 : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera ; nous viendrons chez lui et nous ferons notre demeure chez lui. »

Il s’agit du Père et du Fils, qui entrent dans l’homme par le Saint-Esprit ! Ce phénomène de Dieu le Père et Dieu le Fils qui viennent tous deux habiter l’homme s’appelle le baptême dans le Saint-Esprit ! L’homme est immergé dans la nature même de Dieu !

Nous retrouvons là pleinement l’image des teinturiers, de leur tissu et de leur couleur. Nous sommes le tissu plongé dans la couleur, jusqu’à en être imprégnés totalement. Reinhard Bonnke aime à dire, lorsqu’il enseigne sur le baptême dans le Saint-Esprit, que Jean le baptiste baptisait dans l’eau froide du Jourdain… mais que Jésus baptise dans une rivière de feu liquide ! Celle de son Saint-Esprit.

Jésus est seul Baptiseur de feu et d’Esprit-Saint

Jean 4.1-2 : « Le Seigneur sut que les Pharisiens avaient appris qu’il faisait et baptisait plus de disciples que Jean. Toutefois, Jésus ne baptisait pas lui-même, mais c’était ses disciples. »

Matthieu 3.11 : « Moi, je vous baptise dans l’eau, en vue de la repentance, mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne mérite pas de porter ses sandales. Lui vous baptisera d’Esprit Saint et de feu. »

Luc 3.16 : « Moi, je vous baptise d’eau, mais il vient, celui qui est plus puissant que moi, et je ne mérite pas de délier la courroie de ses sandales. Lui, il vous baptisera d’Esprit Saint et de feu. »

Nous voyons que Jésus ne baptise pas du baptême par immersion d’eau. C’est le rôle de ses disciples de le faire. Avant même de monter à la droite du Père, Jésus enseignait déjà leur fonction à ses disciples. Aujourd’hui dans l’Eglise, nous sommes ceux qui devons baptiser les âmes du baptême par immersion au Nom de Jésus. Ce n’est pas le rôle du Seigneur. Son Corps, l’Eglise est là pour cela.

Le baptême qui Lui est réservé est autrement supérieur, bien que le premier soit indispensable. Le baptême d’Esprit Saint et de feu est un baptême entièrement divin, où la main de l’homme ne peut rien faire. L’homme ne peut pas y toucher. C’est totalement surnaturel, divin et saint. Seul Jésus a ce pouvoir. C’est Lui qui le fait. Aucun d’entre nous ne peut prétendre baptiser qui que ce soit dans l’Esprit Saint, nous n’avons pas ce pouvoir. Nous permettons à Jésus de le faire par l’imposition des mains, c’est autre chose que nous allons voir.

Actes 1.8 : « Mais vous recevrez une puissance, celle du Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre. »

Le baptême dans le Saint-Esprit dépend donc entièrement de la volonté divine, et ne peut venir que par Jésus. Personne ne peut ni le retarder ni l’avancer. L’heure de ce baptême dépend de Jésus seul ! Il peut survenir à n’importe quel moment, et ne dépend pas d’un rendez-vous fixé par l’homme. Le verbe survenir est fort. Le texte d’Actes 2 qui va suivre corrobore cette expression. Le baptême d’Esprit Saint peut survenir dans n’importe quelle situation à n’importe quel moment de la journée, à n’importe quel endroit de la terre, pourvu qu’un homme ou une femme soit prêt(e) à Le recevoir, c’est la seule condition.

Le baptême dans le Saint-Esprit et ses manifestations

Lisons maintenant le passage central d’Actes 2 :

Actes des apôtres 2.1-39 : « Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d'un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d'eux. Et ils furent tous remplis du Saint Esprit, et se mirent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer. Or, il y avait en séjour à Jérusalem des Juifs, hommes pieux, de toutes les nations qui sont sous le ciel.

Au bruit qui eut lieu, la multitude accourut, et elle fut confondue parce que chacun les entendait parler dans sa propre langue. Ils étaient tous dans l'étonnement et la surprise, et ils se disaient les uns aux autres: Voici, ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous Galiléens? Et comment les entendons-nous dans notre propre langue à chacun, dans notre langue maternelle? Parthes, Mèdes, Élamites, ceux qui habitent la Mésopotamie, la Judée, la Cappadoce, le Pont, l'Asie, la Phrygie, la Pamphylie, l'Égypte, le territoire de la Libye voisine de Cyrène, et ceux qui sont venus de Rome, Juifs et prosélytes, Crétois et Arabes, comment les entendons-nous parler dans nos langues des merveilles de Dieu?

Ils étaient tous dans l'étonnement, et, ne sachant que penser, ils se disaient les uns aux autres: Que veut dire ceci? Mais d'autres se moquaient, et disaient: Ils sont pleins de vin doux. Alors Pierre, se présentant avec les onze, éleva la voix, et leur parla en ces termes: Hommes Juifs, et vous tous qui séjournez à Jérusalem, sachez ceci, et prêtez l'oreille à mes paroles! Ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez, car c'est la troisième heure du jour. Mais c'est ici ce qui a été dit par le prophète Joël :

Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair; Vos fils et vos filles prophétiseront, Vos jeunes gens auront des visions, Et vos vieillards auront des songes. Oui, sur mes serviteurs et sur mes servantes, Dans ces jours-là, je répandrai de mon Esprit; et ils prophétiseront. Je ferai paraître des prodiges en haut dans le ciel et des miracles en bas sur la terre, Du sang, du feu, et une vapeur de fumée ; Le soleil se changera en ténèbres, Et la lune en sang, Avant l'arrivée du jour du Seigneur, De ce jour grand et glorieux. Alors quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.

Hommes Israélites, écoutez ces paroles! Jésus de Nazareth, cet homme à qui Dieu a rendu témoignage devant vous par les miracles, les prodiges et les signes qu'il a opérés par lui au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes ; cet homme, livré selon le dessein arrêté et selon la prescience de Dieu, vous l'avez crucifié, vous l'avez fait mourir par la main des impies. Dieu l'a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu'il n'était pas possible qu'il fût retenu par elle. Car David dit de lui: Je voyais constamment le Seigneur devant moi, Parce qu'il est à ma droite, afin que je ne sois point ébranlé. Aussi mon coeur est dans la joie, et ma langue dans l'allégresse; Et même ma chair reposera avec espérance, Car tu n'abandonneras pas mon âme dans le séjour des morts, Et tu ne permettras pas que ton Saint voie la corruption. Tu m'as fait connaître les sentiers de la vie, Tu me rempliras de joie par ta présence. Hommes frères, qu'il me soit permis de vous dire librement, au sujet du patriarche David, qu'il est mort, qu'il a été enseveli, et que son sépulcre existe encore aujourd'hui parmi nous.

Comme il était prophète, et qu'il savait que Dieu lui avait promis avec serment de faire asseoir un de ses descendants sur son trône, c'est la résurrection du Christ qu'il a prévue et annoncée, en disant qu'il ne serait pas abandonné dans le séjour des morts et que sa chair ne verrait pas la corruption. C'est ce Jésus que Dieu a ressuscité; nous en sommes tous témoins. Élevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père le Saint Esprit qui avait été promis, et il l'a répandu, comme vous le voyez et l'entendez.

Car David n'est point monté au ciel, mais il dit lui-même: Le Seigneur a dit à mon Seigneur: Assieds-toi à ma droite, Jusqu'à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied. Que toute la maison d'Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié. Après avoir entendu ce discours, ils eurent le coeur vivement touché, et ils dirent à Pierre et aux autres apôtres: Hommes frères, que ferons-nous? Pierre leur dit: Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ, pour le pardon de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint Esprit. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera. »

Verset 2, il est écrit : « Tout à coup, il vint du ciel un bruit comme celui d’un souffle violent qui remplit toute la maison où ils étaient assis. »

« Il vint du ciel » démontre que cet évènement est totalement divin, indépendant de l’homme et que cela vient de Jésus en Personne. « Un bruit comme celui d’un souffle violent » : les mots sont précis, il s’agit bien d’un souffle qui entre dans la maison ! Le souffle est l’esprit. Le mot esprit, littéralement, est le même que le mot souffle. Lorsque Dieu créa l’homme, il est écrit qu’Il plaça en lui un souffle… il s’agit de son esprit. « Qui remplit toute la maison » : le souffle, l’Esprit de Dieu remplit le lieu. C’est l’image même du baptême : Il nous remplit, nous immerge, nous plonge en Lui-même.

Verset 3, il est écrit : « Des langues qui semblaient de feu et qui se séparaient les unes des autres leur apparurent ; elles se posèrent sur chacun d’eux. »

Des langues de feu leur apparurent : nous retrouvons la nature de feu du Saint-Esprit. Le feu arrive sur eux. Ce sont des langues qu’ils reçoivent, comme premier signe de ce baptême. Lorsque nous recevons le baptême dans le Saint-Esprit, nous recevons une langue de feu ! Cela se traduit par le parler en langues. Généralement, il ne s’agit au départ que d’une seule langue étrangère parlée, et le don des langues vient souvent enrichir le nombre et la qualité des languées exprimées.

La langue de feu est le premier signe par lequel nous reconnaissons qu’il y a baptême dans le Saint-Esprit !

Verset 4, il est écrit : « Ils furent tous remplis d’Esprit Saint et se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer. »

Le baptême a eu lieu : 1- le souffle qui est l’Esprit est survenu, 2- ils ont reçu chacun une langue de feu, 3- cette langue de feu qui est la manifestation physique du souffle/Esprit de Dieu, se pose sur eux et infuse en eux le Saint-Esprit. Ils sont alors remplis, immergés, baptisés !

La manifestation immédiate est le fruit de ce qu’ils ont reçu : ils parlent la langue que l’Esprit leur a donné d’exprimer. Ce n’est pas issu de leur imagination ou de leur pensée, ils n’auraient jamais pu prévoir qu’une telle chose leur arriverait, et qu’ils parleraient des langues étrangères. C’est une surprise pour eux. Or, la venue du Saint-Esprit en eux provoque automatiquement ce parler en langues, à tel point que le Seigneur a même pris la peine, pour nous enseigner, de leur faire apparaître des langues de feu visuellement, et de le faire transcrire dans la Bible afin que ce signe demeure !

Les versets 16 à 19 disent : « Dans les derniers jours, dit Dieu, Je répandrai de mon Esprit sur toute chair ; vos fils et vos filles prophétiseront, vos jeunes gens auront des visions, et vos vieillards auront des songes. Oui, sur mes serviteurs et sur mes servantes, dans ces jours-là, Je répandrai de mon Esprit ; et ils prophétiseront. Je ferai des prodiges en haut dans le ciel et des signes en bas sur la terre, du sang, du feu et une vapeur de fumée ».

Il s’agit là des manifestations de puissance qui découlent du baptême dans le Saint-Esprit. Dieu est omniscient, omnipotent. Il est donc normal que son Esprit manifeste ces caractéristiques et nous les fasse partager, puisqu’Il demeure en nous après nous avoir remplis. Prophétie, songes, visions, prodiges et miracles découlent de ce baptême. Il est indispensable de Le recevoir pour exercer la puissance. Toute puissance exercée en-dehors de ce baptême ne vient pas de Dieu.

Un baptême de puissance

Actes 1.8 : « Mais vous recevrez une puissance, celle du Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre. »

Le fait de recevoir le Saint-Esprit en nous, Dieu Lui-même, signifie automatiquement recevoir toute la puissance qui est en Lui. Nous recevons un Esprit qui nous sanctifie, nous met à part et nous permet de communiquer d’esprit d’homme à Esprit de Dieu dans une dimension jamais atteinte auparavant dans l’histoire de l’Humanité ; mais nous recevons aussi une puissance en nous-mêmes !

C’est par l’exercice de cette puissance que Jésus a prophétisé sur nous en Jean 14.12 : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera, lui aussi, les œuvres que moi je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais vers le Père. »

Les œuvres que Jésus fait sont : le ministère de salut, le ministère d’enseignement, le ministère de guérison et le ministère de délivrance.

Nous recevons donc la puissance par le Saint-Esprit, d’annoncer avec onction et efficacité l’Evangile pour sauver les âmes, d’enseigner et d’édifier l’église dans toute la vérité et la saine doctrine, de guérir les malades et de chasser les démons, d’accomplir toute sorte de prodige, de miracle et de signe.

La nécessité du baptême d’Esprit Saint et de feu

Appuyons encore une fois, à l’aide de la Parole, sur l’évidente nécessité de ce baptême.

Actes 19.1-6 : « Pendant qu’Apollos était à Corinthe, Paul, après avoir traversé les hauteurs du territoire, se rendit à Ephèse. Il rencontra quelques disciples et leur dit : Avez-vous reçu l’Esprit Saint quand vous avez cru ? Ils lui répondirent : Nous n’avons même pas entendu dire qu’il y ait un Esprit Saint. Il dit : Quel baptême avez-vous donc reçu ? Ils répondirent : Le baptême de Jean. Alors Paul dit : Jean a baptisé du baptême de repentance ; il disait au peuple de croire en celui qui venait après lui, c’est-à-dire en Jésus. Sur ces paroles, ils furent baptisés au Nom du Seigneur Jésus. Paul leur imposa les mains, et le Saint-Esprit vint sur eux ; ils se mirent à parler en langues et à prophétiser. »

Dès la première rencontre, Paul demande en priorité si ces disciples ont reçu le baptême d’Esprit Saint. Ce n’est pas une option, c’est une nécessité absolue et impérieuse, Paul le savait.

Ces hommes n’avaient pas non plus été baptisés au Nom de Jésus, par le baptême par immersion. Paul a respecté l’ordre divin en les purifiant d’abord de leurs péchés par ce baptême de purification au Nom de Jésus. Après ce premier baptême et seulement après, ils étaient en état de recevoir en eux le Saint-Esprit. Dieu ne rentre pas dans un endroit sale. Remarquez que ces gens étaient des disciples, des gens qui avaient cru ! Le fait d’être sauvé par la foi en Jésus-christ ne signifie pas qu’on ait reçu le Saint-Esprit. Ce n’est pas la même chose.

Même après leur baptême par immersion d’eau, ces hommes n’ont pas encore reçu le Saint-Esprit. Ce sont deux baptêmes différents, bien distincts. Quelqu’un peut siéger dans l’église, baptisé par immersion depuis de nombreuses années, sans avoir reçu le Saint-Esprit. Mais lorsque Paul leur impose les mains en vue de recevoir ce baptême, il survient !

Quiconque n’a pas reçu ce second baptême restera un bébé spirituel tant que sa situation ne sera pas réglée. L’épître aux Hébreux, chapitre 6 versets 1 et 2 le déclare : les baptêmes font partie de l’enseignement élémentaire ! C’est la base et le commencement. La marche par l’esprit et la sanctification sont des choses que seul un baptisé dans le Saint-Esprit peut connaître vraiment, car c’est du domaine de l’Esprit et non de la chair.

L’exercice de l’imposition des mains pour le baptême dans le Saint-Esprit

Actes 19.6 : « Paul leur imposa les mains, et le Saint-Esprit vint sur eux ; ils se mirent à parler en langues et à prophétiser. »

Ni Paul ni aucun homme n’a le pouvoir de faire venir l’Esprit de Dieu dans un homme. Jésus seul est maître de ce baptême. Cependant, l’imposition des mains est une transmission de ce que l’on a vers l’autre. Paul, étant baptisé de l’Esprit Saint, transmet par l’imposition des mains ce baptême qu’il a reçu, et qu’il peut donc demander à Dieu, à travers cet acte prophétique, de donner aux autres. Cet acte et cette demande sont en son pouvoir.

L’imposition des mains ne doit être faite que lorsque le donneur comme le receveur, remplissent les conditions nécessaires à l’évènement voulu et provoqué. Les disciples devaient d’abord être baptisés au Nom de Jésus et purifiés, avant de recevoir la sainteté de l’Esprit de Dieu en eux. Paul ne s’est pas précipité pour leur imposer les mains, il a d’abord préparé le terrain. Lui-même, dans sa vie personnelle, s’était d’abord assuré de remplir les conditions nécessaires de salut, de baptême dans le Saint-Esprit et de sanctification.

Une promesse, un don

J’aimerais finir cette leçon par un point que je juge important de préciser. Le baptême dans le Saint-Esprit n’est pas une récompense ni une prime accordés au mérite, et au prix de quelconques efforts. Je suis toujours triste de voir de nombreux chrétiens peiner durant de longues années pour recevoir ce baptême. C’est parce qu’ils sont mal enseignés et mal guidés. Le baptême dans le Saint-Esprit est une promesse de Jésus. Il est aussi un don gratuit de sa part. Ne croyez-vous pas qu’Il ne désire qu’une chose : vous faire bénéficier de ce baptême ? Quel intérêt aurait-Il à vous faire patienter, si vous avez accepté son salut et désirez le suivre ? Il sait, Lui le premier, combien nécessaire vous est ce baptême. Recevoir l’Esprit Saint ne devrait pas être le fruit d’une longue lutte acharnée dans la prière. Cela se fait bien plutôt dans un moment de feu et d’adoration intense, très naturellement ! J’aimerais vous dire que Dieu est pressé de vous baptiser d’Esprit Saint et de feu ! Soyez-le également, si vous n’avez pas reçu ce baptême. Faites-en votre priorité absolue !

 

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