Pensée du 15 au 21 décembre 2008

Par  Lath Maxime YEDO

 

La foi : ses différentes dimensions.

On entend souvent dire dans nos églises : J’ai la foi, ma foi est plus grande que la tienne, ou encore je me demande si j’ai la foi. En fait de quelle foi parle-t-on ? J’en connais trois types dont parle le livre saint.

Lisons ensemble :

Ephésiens 2/8-9 :  « Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. »

Bien-aimé(e), sans cette première foi, le pécheur ne peut obtenir le salut, il ne peut être sauvé. Nous sommes sans ignorer que tout homme vient au monde avec une nature déchue. Par conséquent, chacun est pécheur dès sa naissance. Cette nature, indubitablement se manifeste au cours de la vie.

Romains 5/18-19 : « Ainsi donc, comme par une seule offense la condamnation a atteint tous les hommes, de même par un seul acte de justice la justification qui donne la vie s’étend à tous les hommes. Car, comme par la désobéissance d’un seul homme beaucoup ont été rendus pécheurs, de même par l’obéissance d’un seul beaucoup seront rendus justes. »

Il ressort donc que l’homme qui était mort spirituellement devait chercher la vie. De la cécité, il devait chercher le recouvrement de la vue. De l’esclavage, il avait besoin de libération. Son besoin de délivrance devait lui arracher le cri suivant : Que faut-il que je fasse pour être sauvé ? En d’autres termes : En qui dois-je mettre ma foi (confiance) pour mon salut ? Réponse : En Jésus-Christ.

Jean 3/16-17 : « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. »

Jean 10/11 : « Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. »

La première foi, le premier niveau de foi est l’acte de volonté que le pécheur pose en acceptant le Seigneur Jésus-Christ pour sauveur et lui donne dès lors la place de maitre suprême de sa vie. La foi veut dire « confiance en Dieu ». Pour avoir cette foi, ou cette confiance, il faut lire la parole de Dieu ou l’écouter. Romains 10/17 : « Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ. »

Le second degré de foi commence lorsqu’on entre dans la foi, c’est-à-dire quand on accepte le Seigneur Jésus comme sauveur personnel. Ce second degré de foi est une tranquille confiance en Dieu quoiqu’invisible. Elle est une ferme assurance dans les promesses de Dieu. Hébreux 11/1 : « Or la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas. »

La foi est en rapport avec les réalités invisibles : Dieu le créateur, le Sauveur dont l’amour nous apporte le pardon, la paix, la victoire sur le péché, la révélation de l’avenir, la certitude inéluctable du jugement dernier. Les choses de la foi ne nous sont pas accessibles naturellement. A ce niveau, on se rend compte que la foi peut être faible ou forte ; pendant que certains sont faibles dans la foi, il y en a qui sont forts.

Romains 4/19-21 : « Et, sans faiblir dans la foi, il ne considéra point que son corps était déjà usé, puisqu’il avait près de cent ans, et que Sara n’était plus en état d’avoir des enfants. Il ne douta point, par incrédulité, au sujet de la promesse de Dieu ; mais il fut fortifié par la foi, donnant gloire à Dieu, et ayant la pleine conviction que ce qu’il promet il peut aussi l’accomplir. »

Romains 14/1 : « Faites accueil à celui qui est faible dans la foi, et ne discutez pas sur les opinions. »

Les apôtres supplièrent Jésus d’augmenter leur foi. Luc 17/5 : «Les apôtres dirent au Seigneur : « Augmente-nous la foi. » La puissance de la foi est tellement grande qu’en ayant « de la foi comme un grain de sénevé » tout nous serait possible. La foi est agissante par l’amour. Galates 5/6 : « Car, en Jésus-Christ, ni la circoncision ni l’incirconcision n’a de valeur, mais la foi qui est agissante par la charité. »

Le dernier niveau est le don de foi mentionné dans 1 corinthiens 12/8-9 : « En effet, à l’un est donnée par l’Esprit une parole de sagesse ; à un autre, une parole de connaissance, selon le même Esprit ; à un autre, la foi, par le même Esprit ; à un autre, le don des guérisons, par le même Esprit ».

Il ne s’agit pas ici de la foi qui sauve (Ephésiens 2/8-9). La foi dont il est question est à rapprocher de celle dont parlait le Seigneur à ses disciples lorsqu’il leur reprochait de ne pas avoir su chasser le démon du jeune homme lunatique : Matthieu 17/20 : « C’est à cause de votre incrédulité, leur dit Jésus. Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne: Transporte-toi d’ici là, et elle se transporterait ; rien ne vous serait impossible. »

Jésus ajoute qu’il est nécessaire de ne point douter en son cœur mais de croire que ce qu’on dit arrive. « Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu et vous le verrez s’accomplir ». C’est à cette foi produisant des miracles que l’apôtre Paul fait allusion. Il y a beaucoup d’exemples du don de foi dans la Bible.

-         Noé qui a construit l’arche en un lieu sec avant les premiers signes du déluge.

-         Abraham qui était prêt à sacrifier son fils Isaac.

-         Moïse a renoncé aux trésors de l’Egypte et s’est lancé dans l’aventure qui devait aboutir à la libération de son peuple, etc…

Le Seigneur Jésus a manifesté cette foi devant la tombe de Lazare mort depuis quelques jours. Il a discerné cette foi chez le centenier de capernaüm (Matthieu 8/10) et chez la femme cananéenne (Matthieu 15/28).

Bien-aimé(e), quand tu acceptes le Seigneur Jésus, va en eau profonde avec Lui ; il faut que ta foi évolue. Dieu aime ceux qui ont foi en Lui. Sache que ton Dieu est grand et est capable de tout. Quitte le doute et crois que ce que tu demandes en priant, tu l’as déjà reçu.

 

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